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1939 à 1955

1955 à 1965

1965 à 1971

1971 à aujourd'hui

Le jeune militaire au Canada : 1956-1965

En sa qualité de parachutiste et de spécialiste des communications dans l’armée canadienne, il a l’occasion de vivre dans plusieurs provinces canadiennes, en l’occurrence l’Alberta, l’Ontario, le Nouveau-Brunswick et finalement le Québec. En 1960, alors qu’il est affecté à Fredericton, au Nouveau-Brunswick, il trouve le temps long pendant ses périodes de loisir, car il n’a jamais réussi à prendre goût aux passe-temps traditionnels des militaires de carrière : les cartes et la boisson. Il va bien de temps en temps à la pêche, mais ce n’est qu’une activité saisonnière.


Exercice de saut en parachute

Un jour qu’il se promène en ville, il aperçoit dans la vitrine d’un magasin un coffre d’artiste peintre et le déclic se produit. Il se souvient qu’à la petite école il réussissait toujours bien dans la classe de dessin et maintenant qu’il est dans l’armée, il se fait constamment solliciter pour illustrer divers documents. Il se dit que la peinture pourrait être une distraction agréable et passionnante. Il entre donc dans le magasin et demande le prix du coffre. «Mais monsieur, il n’est pas à vendre, il fait partie de la décoration de ma vitrine», se fait-il répondre. En fait, ce n’était pas un magasin de matériel d’artiste, mais une tabagie ; cependant, grâce à son pouvoir de persuasion, il réussit à ressortir du magasin, coffre en mains.
Et c’est le début du début...

 


Vladimir jeune militaire (18 ans)
La première œuvre qu’il réalise représente deux montagnes en face d’un plan d’eau, peinte sur une pièce découpée d’une bâche de camion, car celle-ci est en toile et par le cinéma, il sait qu’une œuvre d’art doit être peinte sur toile - il a changé d'avis depuis. Mais la toile est molle et difficile à peindre ; il faut donc la monter sur un faux cadre. Débrouillard et bon bricoleur, il se sert du bois d’une caisse de légumes pour façonner un faux cadre. Rien ne lui ferait plus plaisir que de retrouver cette première toile.


Sa deuxième oeuvre reproduit un cougouar dans la forêt tropicale et une fois fièrement terminée, elle est lacérée au couteau par un compagnon d’armes en état d’ébriété. Qu’à cela ne tienne; il ne se décourage pas pour autant. Il continue de peindre sur toute surface appropriée et il est enchanté d’avoir enfin découvert une occupation qui sait le satisfaire.

En 1961, il est muté au camp de Valcartier au Québec pour fournir les communications au 22e régiment. Or, les autorités militaires avaient «oublié» de lui dire que le Québec était une province francophone et l’école albertaine avait été muette sur le sujet. C’est donc à la fois un choc et un ravissement de se trouver dans un milieu totalement inconnu. Lui qui aime l’aventure, il est bien servi. Mais comment lier connaissance et se faire des amis quand on est incapable de communiquer dans la langue du pays ?
Mariage à Renée Tremblay, 1963

Sa rencontre fortuite avec une francophone de la ville de Québec, enseignante à plein temps, étudiante en lettres à temps partiel à l’Université Laval et surtout bilingue, changera le cours de sa vie. Attiré par les qualités et la personnalité de cette jeune fille qui porte un nom presque commun au Québec - Tremblay -, il s’engage dans une cour assidue qui le mènera au pied de l’autel en 1963.

L’étudiant au Québec : 1965-1971